Notre projet

« Réserve de Biosphère » est un titre mondial décerné par l’UNESCO à un territoire s’engageant dans une triple démarche : conserver et valoriser la diversité biologique et culturelle, promouvoir et valoriser savoir-faire, produits et services dans le cadre d’un développement responsable, encourager et valoriser la recherche scientifique et l’éducation environnementale. Valoriser est le maître mot.

Elle n’est pas une catégorie d’aire protégée. Elle n’impose aucune réglementation et ne dispose d’aucun pouvoir réglementaire. Elle ne relève pas d’une décision de l’Etat mais fait appel au territoire, à ses communes et à tous ses acteurs. Elle met en valeur à l’échelle mondiale les atouts du territoire.

A définir les atouts que la Martinique souhaite valoriser.

5 domaines concernés:
Richesses biologiques
Richesses culturelles
Développement durable territorial
Recherche scientifique
Éducation environnementale

Actions

Une priorité : informer les habitants de la Martinique. Ils seront invités à définir les atouts à valoriser lors de réunions d’information et de co-construction de notre candidature.

Quelques exemples concrets que le territoire pourra valoriser:

–  Richesses biologiques : Espèces emblématiques terrestres et/ou marines / Tortues / Récifs coralliens / Ecosystèmes forestiers

–  Richesses culturelles : Pharmacopée locale / Musique / Histoire de Saint-Pierre et de la Montagne Pelée / Architecture Créole / Yole et Tour des Yoles

–  Développement durable territorial : Produits traditionnels et artisanat / Tourisme familial / Ecotourisme / Spiritourisme / Agriculture responsable / Agriculture biologique

–  Recherche scientifique : Changements climatiques / Biodiversité

–  Éducation environnementale : Sensibilisation scolaire / Formation

Une quarantaine de réunions sera programmée avec les communes (maires et habitants), avec le monde associatif, le monde religieux, le monde économique, les établissements publics, les organismes de recherche et l’université.

Titre mondialement reconnu et valorisation internationale de la Martinique. Outil puissant de communication et attractivité accrue à un moment où la Martinique en a plus que jamais besoin. Levier de développement économique et social avec une forte visibilité et une reconnaissance mondiale de nos atouts.

Ouverture à une coopération nationale, régionale et internationale, à travers le réseau des Réserves de Biosphère (669 Réserves de Biosphère dans 120 pays et 13 Réserves de Biosphère dans 7 pays de la Caraïbe), à des institutions internationales avec lesquelles travailler et à des financements internationaux.

Guadeloupe (France / Antilles) : Réserve de Biosphère depuis 1992, 405.000 habitants, 1.628 km2, concerne la quasi-totalité de l’île.

Atouts :
– Biodiversité : écosystèmes forestiers, récifs coralliens.
– Richesses culturelles : réhabilitation et construction de barques traditionnelles de pêche.
– Développement durable territorial : réhabilitation de sites dégradés, éradication de décharges sauvages, valorisation des produits traditionnels (café et vanille) par l’agroforesterie, développement d’un tourisme de qualité et de jardins créoles par les habitants.
– Recherche scientifique : changements climatiques, écosystèmes aquatiques et forestiers, biodiversité marine.
– Education environnementale : productions audiovisuelles scolaires sur les écosystèmes de Guadeloupe, menaces et solutions. Street Art pour sensibilisation sur les changements climatiques.

Ile de Jéju (Corée du Sud) : Réserve de Biosphère depuis 2002, 610.000 habitants, 1.800 km2, 4 millions de touristes/an.

Atouts :
– Biodiversité : sites de trésors naturels.
– Richesses culturelles : valorisation des savoirs traditionnels.
– Développement durable territorial : 5 produits avec logo RB, écotourisme.
– Recherche scientifique : changements climatiques.
– Education environnementale : sensibilisation scolaire.

Atoll de Fakarava (France / Polynésie Française) : Réserve de Biosphère depuis 2007, 7 îles, 1.581 habitants, 288.887 km2.

Atouts :
– Biodiversité : récifs coralliens.
– Richesses culturelles : valorisation des savoirs traditionnels.
– Développement durable territorial : valorisation de la pêche artisanale, tourisme familial (via les pensions de famille et hébergements chez l’habitant), plongée sous-marine.
– Recherche scientifique : changements climatiques.
– Éducation environnementale : sensibilisation scolaire, grand public et visiteurs.