Les premières réunions des Commissions de la Réserve mondiale de Biosphère se sont déroulées en novembre et décembre 2022

Afin de mettre en œuvre le plan de gestion proposé par les 4500 participants aux réunions publiques de construction de la candidature du territoire, les membres du Comité de Gestion se sont répartis en 5 Commissions, selon les axes de travail du plan de gestion :

·       Commission 1 : Préservation, protection et valorisation de la biodiversité et des ressources naturelles

·       Commission 2 : Réappropriation de l’identité culturelle du territoire

·   Commission 3 : Promotion d’activités engagées dans le développement soutenable : souveraineté alimentaire ; tourisme responsable ; énergies renouvelables et transports

·       Commission 4 : Éducation à l’environnement : grand public et scolaire

·       Commission 5 : Recherche scientifique : sargasses, chlordécone, changements climatiques

Ces 5 commissions rassemblent les acteurs majeurs du territoire dans leurs domaines d’intervention. Ils apporteront leurs compétences pour travailler ensemble au sein de chaque commission et examineront les propositions d’actions formulées par la population.

Les réponses aux attentes des participants qui se sont engagés de façon active et fortement qualitative sont primordiales pour assurer l’avenir et la pérennité du titre mondial.

Les membres de chaque Commissions ont d’ores et déjà commencé à se réunir pour réaliser un état des lieux dans chaque axe concerné et la faisabilité des propositions, inscrites dans le plan de gestion.

La Commission 1 s’est rencontrée pour la première fois le 9 novembre 2022 et rassemblait 16 membres désignés par leurs organisations. 

La Commission 2, composée de 13 acteurs, s’est réunit le 16 novembre 2022

La Commission 3, qui a rassemblé 10 membres et la Commission 4, composés de 7 acteurs, se sont respectivement réunies les 23 novembre et 7 décembre 2022. 

La Commission 5 est quant à elle programmée pour janvier 2023.

Les comptes rendus de ces réunions sont disponibles sur demande, adressée à martiniquebiosphere@gmail.com 

La Martinique, Réserve mondiale de Biosphère, a été choisie par l’UNESCO pour être présente à ses côtés à la COP 15 à Montréal

 A l’échelle du monde, le Programme sur l’Homme et la Biosphère de l’UNESCO a choisi la Martinique, parmi 738 territoires Réserves de biosphère dans 134 pays pour être présente, à ses côtés à Montréal, du 07 au 19 décembre 2022.

C’est l’un des 18 membres fondateurs de l’Association Martinique Réserve de Biosphère, Coralie BALMY, qui a été nommée Ambassadrice de la Réserve de Biosphère de Martinique et invitée à participer à la 15ème session de la Conférence des Parties de la Convention sur la Diversité Biologique (COP15), à Montréal.

L’enjeu de la COP15 est de faire adopter par les États membres de la Convention un nouveau cadre mondial de gouvernance de la biodiversité, dit « Cadre mondial post-2020 pour la biodiversité », qui fixera les objectifs à atteindre pour ralentir l’érosion de la biodiversité : 4 objectifs stratégiques et 22 cibles sont en cours de négociation.

Les actions menées et les valeurs portées par Coralie illustrent à merveille les messages de réconciliation portés par l’UNESCO et son réseau mondial de Réserves de Biosphère :

·      La réconciliation entre nature et culture : par son mandat interdisciplinaire, l’UNESCO et ses programmes, en particulier celui sur l’Homme et la Biosphère, permettent de renforcer le lien entre diversité biologique et culturelle. L’UNESCO estime qu’il est déterminant de lier la conservation de la biodiversité avec les systèmes sociaux, culturels et économiques, et de sauvegarder les pratiques sociales, les expressions culturelles, les langues et les systèmes de connaissances des communautés locales. 

·      La réconciliation entre terre et océan : le Réseau mondial de Réserves de Biosphère insulaires, côtières et marines comprend 235 territoires Réserves de Biosphère avec une population de plus de 140 millions d’habitants sur 2,4 millions de km2 de zones maritimes et côtières. Elles constituent des modèles de paysages terrestres et marins connectés : l’organisation par zones connectées des Réserves de Biosphère contribue à des systèmes écologiquement représentatifs et bien reliés d’aires ayant une importance particulière pour la biodiversité.

De plus l’UNESCO, tout comme la Réserve de Biosphère de Martinique, souhaite donner plus de retentissement aux voix des jeunes. La Réserve de Biosphère de Martinique vient d’accueillir le premier Forum des jeunes des Réserves de Biosphère de la Caraïbe, les 2 et 3 décembre 2022, auquel Coralie BALMY a participé.

 A la COP15, Coralie aura l’opportunité de porter ses actions et ses valeurs auprès d’acteurs institutionnels, d’acteurs privés, d’ONG, de membres de la société civile, et notamment, celles qu’elle partage avec les jeunes caribéens. Elle leur communiquera aussi son expérience de membre fondateur de l’Association Martinique Réserve de Biosphère, afin d’inspirer d’autres jeunes à porter les valeurs du Programme sur l’Homme et la Biosphère auprès de leurs territoires.

La Réserve mondiale de Biosphère héberge le premier Forum des jeunes de la Caraïbe

Les 2 et 3 décembre derniers s’est tenu, en Martinique, le tout premier Forum des jeunes des Réserves de Biosphère de la Caraïbe.

Co-Organisé par la Réserve de Biosphère de Martinique, celle de l’Archipel de Guadeloupe et le Comité français du programme sur l’Homme et la Biosphère, l’événement a permis de réunir une trentaine de jeunes caribéens de 18 à 35 ans.

L’objectif ? Encourager la coopération caribéenne et la création de collectifs de jeunes engagés sur les questions socio-environnementales.

Un programme rythmé, studieux et participatif

Avant d’entamer officiellement le Forum, les jeunes ont été invités à découvrir la ville de Fort-de-France, à travers son street-art, avec l’association Milmurs. Des œuvres réalisées par des artistes locaux et internationaux, qui ouvrent la réflexion sur des questions culturelles et environnementales.

Le vendredi matin, ils ont été accueillis à l’Institut Catholique Européen des Amériques (ICEA), par son Directeur Pierre MONTLOUIS CALIXTE. Jean-Paul JOUANELLE, Vice-président de l’association Martinique Réserve mondiale de Biosphère, a ensuite pris la parole pour souhaiter la bienvenue à tous les participants, et tout particulièrement à trois jeunes ayant fait un long voyage : Cristina MOTA RODRIGUEZ pour la Réserve de Biosphère de Cozumel au Mexique, Nekaisha LEGERTON pour la Réserve de Biosphère du Nord Est de Tobago, et Indira HERNANDEZ FERRER pour celle de Bacanao à Cuba. Tous les jeunes caribéens attendus pour cet événement n’ont malheureusement pas eu la chance d’obtenir leur visa, notamment 4 jeunes de Cuba et 2 d’Haïti.

 

Le Président du Comité français du programme sur l’Homme et la Biosphère, Didier BABIN, a tenu à donner tous ses bons vœux de travail aux jeunes présents, lui-même en direct de la COP15 à Montréal. Philippe PYPAERT, Expert au Secrétariat du programme sur l’Homme et la Biosphère au siège de l’UNESCO à Paris, est également intervenu en visioconférence pour rappeler que la jeunesse est un groupe prioritaire pour l’UNESCO, qui reconnaît leur créativité, leur innovation et leur capacité à faire changer le monde. Enfin, nous avions l’honneur de la présence de Massimiliano LOMBARDO, Expert des Sciences naturelles au bureau de l’UNESCO Caraïbe basé à Kingston, Jamaïque, qui a été très présent tout au long de ce Forum.

Suite à l’ensemble de ces mots de bienvenue, en Martinique et au sein de la famille du Programme sur l’Homme et la Biosphère et son large réseau de Réserves de Biosphère, les participants ont fait connaissance et initié les ateliers de travail.

Les participants autour de l’Arbre à Palabres, un jeu sérieux développé par le Comité français sur l’Homme et la Biosphère, portant sur les relations entre nature et société, au travers des différentes représentations d’un arbre. Ici, le gommier blanc de Guadeloupe, au carrefour de nombreuses représentations (objet symbolique, de production, habitat, …).

Quatre groupes ont été formés, pour travailler sur une île fictive des Caraïbes, afin d’établir un état de lieux des problématiques territoriales puis d’identifier des solutions.
La matinée du samedi a été marquée par la découverte de la mangrove du Morne Cabri avec la mairie du Lamentin, qui a présenté son projet “Tous pour la biodiversité” pour la restauration de cet écosystème remarquable. S’en est suivi un “rali” qui a permis de resserrer les liens entre les participants et approfondir leurs connaissances sur la mangrove.
 
Puis, la dernière demi-journée fut celle de la concrétisation du diagnostic réalisé la veille, à travers la rédaction de quatre projets de coopération, issus de thématiques priorisées par les jeunes participants : éducation à l’environnement, promotion de l’identité culturelle, souveraineté alimentaire et tourisme soutenable.
 
Ces projets ont été présentés aux acteurs socio-économiques et environnementaux du territoire, et seront approfondis par la suite par les jeunes, leurs Réserves de Biosphère, le Comité français du programme sur l’Homme et la Biosphère et l’UNESCO Caraïbe.
 
Une promesse pour l’avenir
 
Rythmé par des visites culturelles et des ateliers participatifs, ce Forum a permis de mettre en lumière l’engagement des jeunes pour répondre à leurs enjeux communs, tout en posant le socle d’une collaboration inter-caribéenne au fort potentiel.